Qu'est-ce qu'un exosquelette de manutention ?
Pourquoi utiliser un exosquelette lors des opérations de manutention ?
Quel exosquelette selon les gestes et les postures ?
Quelle place dans la prévention des TMS ?
Comment choisir un exosquelette de manutention ?
Comment tester et intégrer la solution au travail ?
La manutention expose les professionnels à des situations très différentes : soulever ou déposer des objets, se pencher de manière répétée, préparer des commandes, travailler accroupi, maintenir les bras devant soi ou encore atteindre des éléments en hauteur.
Lorsque ces opérations se répètent, elles peuvent générer des contraintes physiques importantes.
Un exosquelette de manutention est un dispositif d'assistance physique porté par l'utilisateur et conçu pour accompagner certains mouvements ou certaines postures. Selon sa conception, il peut notamment soutenir le dos, les épaules et les bras ou le cou.
Son objectif n'est pas d'augmenter artificiellement les capacités maximales du travailleur. Il s'agit plutôt de réduire certaines contraintes biomécaniques, de limiter la fatigue associée à des tâches pénibles ou répétées et de contribuer à la prévention de l'usure du corps au travail.
Les exosquelettes HAPO sont non motorisés, également appelés exosquelettes passifs. Ils ne nécessitent donc pas de batterie à recharger.
Selon les dispositifs, des matériaux présentant des propriétés mécaniques de résistance élastique adaptable permettent de stocker puis de restituer de l'énergie mécanique afin d'assister un mouvement ou le maintien d'une posture.
Cette approche vise notamment à concilier :
L'exosquelette reste ainsi au service du geste professionnel : il accompagne le mouvement naturel du corps sans chercher à remplacer l'opérateur.

Le terme « manutention » recouvre des réalités très différentes. Un préparateur de commandes qui prélève des produits en partie basse d'un rayonnage, un opérateur qui manipule des pièces devant lui et un professionnel qui travaille régulièrement bras en hauteur ne sont pas exposés aux mêmes contraintes.
C'est précisément pour cette raison qu'il n'existe pas un exosquelette de manutention universel.
Les flexions répétées du tronc, le travail avec le buste penché vers l'avant ou certaines phases de manutention peuvent fortement solliciter la région lombaire.
Une assistance physique adaptée peut accompagner le mouvement du tronc et soutenir le dos pendant les phases identifiées comme contraignantes.
L'objectif doit cependant rester clair : un exosquelette pour le dos n'autorise pas à porter davantage de poids.
Il ne modifie pas les limites à respecter en matière de manutention et ne doit jamais servir à rendre acceptable une situation de travail qui devrait d'abord être corrigée.
La manutention ne sollicite pas uniquement le dos. Dans un entrepôt ou un atelier, certaines opérations impliquent par exemple :
Dans ces situations, une assistance destinée aux membres supérieurs peut être pertinente.
C'est pourquoi l'analyse doit toujours partir de la question : quelle partie du corps est sollicitée, par quel mouvement et pendant combien de temps?
Certaines tâches alternent station debout, flexion du buste, position accroupie et travail à genoux. Dans ce contexte, la mobilité devient un critère essentiel. L'assistance doit être choisie en fonction des mouvements réellement effectués. Un dispositif pertinent pour une flexion prolongée n'est pas nécessairement celui qui convient le mieux à une activité très dynamique avec des changements fréquents de posture.

Le métier constitue un premier contexte, mais il ne suffit jamais à sélectionner un dispositif. Deux manutentionnaires travaillant dans deux entreprises différentes peuvent avoir des activités et des contraintes physiques très éloignées.
La sélection doit donc partir de la situation de travail.
| Situation observée | Zone principalement sollicitée | Type d'assistance à étudier | Solution Hapo potentiellement pertinente* |
| Flexions et redressements répétés du buste | Dos | Accompagnement de la flexion et du redressement | Hapo HD |
| Tronc penché, flexions prolongées | Dos / lombaires | Soutien lombaire | Hapo BACK |
| Flexions dynamiques, travail accroupi ou à genoux | Dos / lombaires | Assistance dans différentes positions | Hapo SD |
| Besoin d'assistance lombaire avec liberté de mouvement maximale | Dos / lombaires | Assistance par traction verticale | Hapo BR |
| Besoin de soutien lombaire adapté à la morphologie féminine | Dos / lombaires | Assistance lombaire adaptée | Hapo CS |
| Gestes répétitifs avec les bras devant soi | Epaules, bras, coudes | Soutien des membres supérieurs | Hapo FRONT |
| Travail avec les bras en hauteur | Epaules, bras, coudes | Soutien des membres supérieurs | Hapo UP |
| Tâches avec tête et vision vers le haut | Cou | Assistance des cervicales | Hapo NECK |
*Cette correspondance constitue une orientation par situation de travail, et non une prescription. Une analyse du poste et un essai sont nécessaires pour déterminer la pertinence du dispositif.
Hapo HD est un exosquelette léger et non motorisé destiné au dos. Il intègre un muscle artificiel et accompagne les mouvements de flexion et de redressement du buste.
Il peut donc être étudié lorsqu'une activité de manutention comporte des flexions répétées et des phases fréquentes de redressement.
Plusieurs dispositifs HAPO ciblent le dos, mais leurs situations d'utilisation diffèrent.
Hapo BACK est destiné au soutien lombaire, notamment lorsque le travail implique un tronc penché vers l'avant, des flexions prolongées ou certaines opérations de manutention préalablement évaluées.
Hapo BR apporte une assistance par traction verticale. Son système antigravitaire passif vise à réduire certaines contraintes biomécaniques de la région lombaire tout en conservant une grande liberté de mouvement.
Hapo SD est particulièrement adapté aux situations dynamiques comportant des flexions répétées, du travail accroupi ou à genoux et des changements fréquents de posture.
Hapo CS propose quant à lui un soutien lombaire spécifiquement adapté à la morphologie féminine, avec une conception prenant notamment en compte le confort pectoral.
Cette diversité illustre un principe fondamental : chercher « un exosquelette pour le dos » ne suffit pas. Il faut déterminer comment le dos est sollicité pendant la tâche.
Hapo FRONT cible les épaules, les bras et les coudes. Il est destiné aux gestes répétitifs réalisés avec les bras devant soi.
Il peut donc être étudié dans des situations comprenant de la manipulation répétitive, des opérations d'assemblage ou le maintien régulier des membres supérieurs vers l'avant.
Hapo UP répond à une autre configuration : les tâches réalisées avec les bras en l'air.
En manutention ou en logistique, cette situation peut notamment apparaître lors d'opérations effectuées en hauteur. Le dispositif accompagne alors les épaules et les bras afin de réduire la fatigue.
Vous pouvez également consulter notre guide consacré à l'exosquelette en logistique et en entrepôt pour raisonner à partir des tâches rencontrées dans ces environnements.
Hapo NECK soulage les cervicales lors des travaux "tête en l'air". Cette contrainte est présente lors du rangement de colis ou palettes en hauteur par exemple.
Les troubles musculo-squelettiques peuvent affecter notamment les muscles, les tendons, les nerfs et les articulations. Dans le cadre professionnel, plusieurs facteurs biomécaniques peuvent contribuer à leur apparition, parmi lesquels :
la répétitivité des gestes - les efforts - la manutention - les postures contraignantes - le maintien prolongé d'une posture - les flexions du tronc - le travail bras en hauteur.
Face à ces facteurs, l'exosquelette ne doit pas être considéré comme une solution isolée.
Une démarche de prévention cherche en priorité à comprendre la situation réelle :
pourquoi l'opérateur doit-il se pencher ?
Peut-on modifier la hauteur de prise ?
Une manutention peut-elle être évitée ?
Le poste peut-il être aménagé ?
Une aide technique collective est-elle possible ?
L'organisation du travail peut-elle être adaptée ?
L'INRS rappelle plus largement que la prévention des risques professionnels doit privilégier la réduction des risques à la source.
L'exosquelette peut ensuite prendre sa place parmi les solutions étudiées lorsqu'une contrainte résiduelle demeure et qu'une assistance physique individuelle est pertinente.
Il ne remplace donc pas :

. soutenir une zone corporelle ciblée
. accompagner certains mouvements
. réduire certaines sollicitations biomécaniques
. limiter la fatigue associée à certaines tâches
. contribuer à la prévention des facteurs de risque de TMS
. guérit un trouble musculo-squelettique
. supprime tous les risques
. empêche toute blessure
. permet de porter plus lourd
. remplace l'ergonomie du poste
Le choix commence sur le terrain, pas dans un catalogue.
Avant de sélectionner un modèle, il est nécessaire d'observer précisément la tâche et les contraintes auxquelles l'utilisateur est exposé.
L'analyse doit notamment identifier :
Une analyse posturale peut contribuer à objectiver cette étape. HAPO développe notamment HAPO LEA, une application d'analyse posturale basée sur l'intelligence artificielle et s'appuyant notamment sur la méthode RULA pour évaluer les risques posturaux associés aux TMS.


Une fois les contraintes identifiées, il devient possible de chercher le type d'assistance correspondant.
Quelques exemples :
Cette approche évite une erreur fréquente : choisir un exosquelette uniquement parce qu'il est présenté comme adapté à la manutention.
Une assistance théoriquement pertinente peut devenir inefficace si elle gêne les gestes indispensables à l'activité.
Le test doit donc prendre en compte :
la liberté de mouvement
le confort
Chez HAPO, les dispositifs sont évalués en laboratoire, notamment à travers des mesures biomécaniques, mais aussi en conditions réelles de travail. Les données objectives sont complétées par le ressenti des utilisateurs.

Le prix ne doit pas être le seul critère de sélection. L'analyse doit également intégrer la réduction des arrêts de travail, la réservation de la performance, le bien-être te la satisfaction des collaborateurs (baisse du turnover et meilleure attractivité pour les futurs embauches).
Découvrez dans cet article les bonnes raisons pour investir dans un exosquelette Hapo.
L'intégration réussie d'un exosquelette repose sur une démarche progressive. Imposer un équipement sans analyse préalable ni implication des utilisateurs risque de compromettre son adoption.
1 Étape 1 : partir de la tâche réelle
L'observation doit être réalisée dans les conditions de travail représentatives. Les mouvements, fréquences, postures et contraintes environnementales sont identifiés avant de sélectionner une solution.
2 Étape 2 : sélectionner une assistance ciblée
Le dispositif est choisi selon la zone sollicitée et le type de mouvement. Cette étape permet d'écarter les solutions qui ne correspondent pas au besoin biomécanique identifié.
3 Étape 3 : réaliser un essai en conditions réelles
Le test permet de vérifier plusieurs dimensions essentielles : l'efficacité perçue, le confort, la liberté de mouvement, la compatibilité avec la tâche, la compatibilité avec l'environnement de travail, l'acceptabilité, l'absence de nouvelles contraintes.
Un essai peut aussi révéler qu'un dispositif initialement envisagé n'est finalement pas adapté. C'est précisément l'intérêt de cette phase.
4 Étape 4 : régler, former et accompagner
Après sélection, l'utilisateur doit apprendre à mettre en place et régler correctement son équipement.
L'accompagnement comprend notamment le réglage adapté à l'utilisateur, l'apprentissage de l'utilisation et le suivi des retours terrain.
5 Étape 5 : réévaluer dans le temps
Un poste évolue. Les cadences, produits manipulés, outils, organisations ou tâches peuvent changer.
L'intégration d'un exosquelette doit donc s'inscrire dans une logique de suivi : recueillir le retour des utilisateurs et réévaluer la pertinence du dispositif lorsque la situation de travail évolue.
Depuis 2016, HAPO, marque d'ErgoSanté, conçoit et fabrique des exosquelettes non motorisés destinés à accompagner les professionnels confrontés à des gestes répétitifs et à des postures contraignantes.
HAPO intervient comme concepteur, fabricant et intégrateur. Son approche ne se limite donc pas au dispositif lui-même : elle associe recherche et développement, biomécanique, ergonomie, tests, analyse des postes et accompagnement au déploiement.
La gamme HAPO couvre plusieurs zones corporelles — dos, épaules, bras et cou — afin de cibler différentes contraintes. Pour la manutention, cette diversité permet notamment de distinguer :
Cette logique évite de chercher un modèle « universel » et replace la tâche au centre du choix.

HAPO revendique une conception et une fabrication françaises et s'appuie sur une équipe pluridisciplinaire réunissant notamment ingénieurs, docteurs en biomécanique, ergonomes, designers, analystes, intégrateurs et techniciens.
Cette organisation traduit le positionnement de la marque : mettre l'innovation technologique au service de l'humain, avec une attention particulière portée à la légèreté, à la simplicité, au confort, à la robustesse et à la liberté de mouvement.
Les dispositifs HAPO sont évalués en laboratoire et en conditions réelles de travail. Selon les évaluations, l'analyse peut notamment porter sur :
L'objectif reste le même : ne pas sélectionner une solution sur une simple intuition, mais vérifier son adéquation avec la situation de travail.
Un exosquelette de manutention peut contribuer à réduire certaines contraintes biomécaniques et la fatigue associée à des tâches contraignantes. Son efficacité dépend toutefois d'une condition essentielle : sélectionner l'assistance en fonction de la situation de travail réelle.
Flexion du buste, posture penchée, travail en position basse, gestes répétitifs avec les bras devant soi ou travail bras en hauteur nécessitent des réponses différentes.
L'exosquelette doit par ailleurs rester une composante d'une démarche globale de prévention : il ne remplace ni la réduction du risque à la source, ni l'ergonomie du poste, ni l'organisation du travail.
HAPO accompagne les entreprises dans l'analyse du besoin, le choix de la solution, son essai et son intégration.
Échanger avec un expert HAPO et tester une solution adaptée à votre situation
Il n'existe pas de meilleur exosquelette de manutention dans l'absolu. Le dispositif doit correspondre à la tâche, aux mouvements, aux postures et à la zone corporelle sollicitée. Une analyse du poste suivie d'un essai en conditions réelles permet d'identifier la solution la plus pertinente.
Non. L'objectif d'un exosquelette professionnel n'est pas d'augmenter les limites de manutention ou d'autoriser le port de charges plus lourdes. Il vise à réduire certaines sollicitations physiques associées à une tâche identifiée et doit rester intégré à une démarche globale de prévention.
Le choix dépend de la manière dont le dos est sollicité. Flexions répétées, maintien du tronc penché, travail accroupi et besoin de liberté de mouvement correspondent à des situations différentes. HAPO propose plusieurs solutions pour le dos ; une analyse de la tâche permet d'orienter le choix.
Cela dépend de la technologie. Les exosquelettes HAPO sont des dispositifs passifs ou non motorisés : ils ne nécessitent pas de batterie à recharger. Selon les modèles, leurs mécanismes stockent et restituent de l'énergie mécanique afin d'apporter une assistance ciblée au mouvement ou à la posture.